Le SMIC augmente de 2,1 % aujourd’hui. Son taux horaire est porté à 9,19 euros brut. Cette hausse, due à l’inflation, anticipe sur celle prévue chaque année au 1 er  janvier par le Code du travail, qui sera réduite à la portion congrue en l’absence de coup de pouce.

 

Une première le 1 er décembre, une deuxième le 1 er janvier. Les hasards conjoncturels vont provoquer deux hausses successives du SMIC. Le Code du travail prévoit en effet que le salaire minimum interprofessionnel de croissance augmente obligatoirement chaque jour de l’An, mais aussi lorsque l’inflation dépasse les 2 % depuis la dernière revalorisation. L’Insee a annoncé mi-novembre que l’indice des prix vient de passer ce seuil, à 2,1 % précisément. Un décret paru hier en tire les conséquences, portant le taux horaire du SMIC à 9,19 euros brut, soit un montant mensuel pour 35 heures hebdomadaires à 1.393,82 euros brut (+28 euros) et environ 1.073 euros net (+22 euros).

Cette augmentation ne se substitue pas au rendez-vous automatique de revalorisation, chaque 1 er janvier. Mais elle en anticipe l’essentiel. L’application de la formule légale, amputée de la hausse consentie au 1 er décembre, devrait conduire à une faible revalorisation, probablement inférieure à 0,5 %. Sauf flambée surprise des prix en novembre. Outre l’inflation, la formule légale intègre la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire de base ouvrier sur un an (soit environ 0,15 %, à ce stade).

Comme il aurait pu le faire pour aujourd’hui, le gouvernement aura la possibilité, alors, de décider d’un coup de pouce par rapport à l’application du minimum légal. Mais cela relève de l’hypothèse d’école. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, il n’y a jamais eu un seul relèvement qui excède le résultat de la formule inscrite dans le Code du travail.

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